Après le scandale du Mediator du laboratoire Servier, accusé d'avoir causé la mort de personnes en France, un autre médicament est aujourd'hui sur la sellette. Le quotidien «La Provence» révèle, dans son édition de jeudi, que Me Collard a engagé une action contre trois laboratoires commercialisant cette molécule. L'avocat marseillais agit au nom de Daniel Voidey, 42 ans, père d'un adolescent niçois qui a mis fin à ses jours alors qu'il suivait depuis sept mois un traitement lourd contre l'acné. La notice de l'isotrétinoïne mentionne effets indésirables, dont des risques de dépression et de suicide. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé Afssaps estime que 25 à 27 cas suicides d'adolescents, entre et, seraient liées à la prise de ce médicament.
Pointé du doigt depuis des années en raison de ses graves effets secondaires, le Roaccutane fait de nouveau parler de lui. Comme rapporté par le Daily mail, les médecins sont appelés à discuter pleinement avec leurs patients des risques que l'isotrétinoïne le principe actif pourrait poser à leur santé mentale et sexuelle avant de leur prescrire. Au total, en Grande-Bretagne, 82 suicides liés à ce médicament ont été enregistrés. Les patients devraient donc systématiquement subir des évaluations de leur santé mentale et de leur fonction sexuelle avant de commencer le traitement et être régulièrement surveillés pour détecter tout signe de détérioration. Pour rappel, la notice de l'isotrétinoïne mentionne effets indésirables, dont des risques de suicide. Près de 40 ans après la disparition tragique de Grégory Villemin, un enfant de quatre ans, cette affaire continue de faire parler.


