Tout récemment, de nouveaux traitements sont apparus dans la lutte contre les migraines. La raison en est simple, la Haute Autorité de santé HAS juge que ces nouveaux antimigraineux ne font pas mieux que ceux déjà disponibles. En conséquence, les médicaments historiques utilisés pour combattre les migraines sont donc toujours considérés comme les traitements de référence. La situation est donc bloquée puisque les fabricants refusent d'aligner leurs tarifs sur celui du topiramate. Et en attendant, ce sont les patients qui en paient le prix fort.
On observe chez les grands brûlés un hypermétabolisme intense qui se traduit par un catabolisme des protéines musculaire. Ce catabolisme est sous la régulation des catécholamines et peut contrarier le rétablissement du patient. Un essai randomisé qui vient d'être publié indique que le propranolol béta-bloquant permet d'atténuer cet hypermétabolisme chez des enfants gravement brûlés. Cet essai randomisé est publié aujourd'hui dans le New England Journal of Medicine par des médecins du département de chirurgie de l'Université du Texas. Herndon et ses collaborateurs expliquent dans leur article que les brûlures sévères entraînent une dépense d'énergie importante qui amène à une dégradation des protéines musculaires. Ces auteurs ont supposé qu'il était possible de contrer cet effet en bloquant l'action des catécholamines sur les récepteurs béta, ce qui pourrait avoir un effet positif global sur le patient.


